Call me by your name de Luca Guadagnino en deux mots: Sensiblement ensoleillé.

Call me by your name de Luca Guadagnino en deux mots: Sensiblement ensoleillé.

Call Me By Your Name

L’histoire: Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

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Une chaleur diffuse se dégage de ce film sensible. Du fait de notre soif d’adrénaline et de sensationnel, on en aurait presque oublié que des personnages ordinaires qui vivent des choses ordinaires font aussi un film. Et même un très bon film. D’une simplicité déroutante, Call me by your name nous fait voyager dans une Italie ensoleillée des années 80s. En ces temps pluvieux parisiens, cela fait du bien un peu de soleil, surtout lorsque la photographie du film est aussi belle. Merci la pellicule 35mm. Certains jeux de flous sont un peu hasardeux mais on pardonne très vite ces écarts.

D’un point de vue plus scénaristique, le rapport entre les deux protagonistes est subtil: pas de coup de foudre en un regard, pas de contacts physiques tendancieux dès la première seconde. Les sentiments naissent peu à peu en passant par l’agacement, la fascination puis l’envie. Chaque scène que l’on pourrait presque qualifier d’anodine tisse un lien de plus en plus fort entre les deux personnages. Les acteurs Timothée Chalamet et Armie Hammer jouent parfaitement cette distance complice. Ce jeu timide du chat et de la souris.

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Cela étant dit, personnellement, la scène avec le père interprété par Michael Stuhlbarg est de trop. Pourquoi vouloir donner une justification aux sentiments de son fils et même tenter une réflexion philosophique? Ok le monsieur est historien et c’est probablement dans sa nature mais la longueur de la scène est assez pénible même si, un peu, touchante. Le seul gros bémol que je donnerai au film. Mais cette déception est vite oubliée avec ce dernier plan d’une force et d’une beauté frappante. Plusieurs fins ont été tourné mais difficile de penser à une autre fin que celle-ci. Elle fait partie de ces scènes qui élèvent instantanément un film au niveau supérieur à l’instar de la scène finale de Smokin’ Aces.

Pour résumer, Call me by your name est une réelle bouffée d’air frais dans le panorama cinématographique actuel. Un film sensible auquel on peut facilement s’identifier. Un film qui réchauffe tout simplement.

Sortie le 28 février 2018.

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