I Love You Phillip Morris

I Love You Phillip Morris de Glenn Ficarra et John Requa en deux mots: Humoristiquement forcé.


EuropaCorp Distribution I love you Phillips Morris


L’histoire: L’histoire vraie d’un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Phillip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l’homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu’où peut-on aller par amour? Très loin si l’on en croit l’histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l’évasion rattrapé par son romantisme.


Jim Carrey et Ewan McGregor Jim Carrey et Leslie Mann


Le dernier film de Jim Carrey fait beaucoup (trop) penser au très bon The Informant! de Steven Soderbergh. La pathologie du personnage principal à ne pas pouvoir s’empêcher d’enchaîner arnaque sur arnaque a donc un goût de déjà vu et lorsque tout l’humour du film repose sur cette particularité, on rit (beaucoup) moins. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la première partie (20 premières minutes) m’a bien plu.alors que la suite m’a très rapidement lassé. Cet humour qui se base sur la facilité de tromper les autres passe, je le répète, beaucoup mieux dans The Informant!. En effet, Matt Damon dans ce genre de rôle est une nouveauté alors que Jim Carrey donne un petit goût de réchauffé.


Jim Carrey et Ewan McGregor Rodrigo Santoro et Jim Carrey. EuropaCorp Distribution


Jim Carrey cherche donc son public et force le rire en étant encore plus Carrey que nécessaire. Ewan McGregor s’insère bien dans cette ambiance si particulière. Seulement, son personnage devient très vite inintéressant. Il n’est qu’un élément du décor, une sorte de Saint Graal pour le personnage de Jim Carrey. Et c’est d’ailleurs ce manque d’humanité quidérange dans tous les moments "d’émotion" où on arrive pas à y croire et où l’on croit à un second degré extrême alors qu’il n’en est rien. "Ah! C’était sensé être triste….?". I Love You Phillip Morris fait sourire mais manque cruellement de sincérité pour que cette histoire d’a(hu)mour soit crédible. À fuir si la non-subtilité vous irrite.

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