The Air I Breathe

The Air I Breathe de Jieho Lee.




L’histoire: Quatre sentiments face à leur destin: Bonheur, Plaisir, Tristesse et Amour. Quatre vies qui changent: un homme d’affaires qui mise toutes ses économies et plus encore sur une unique course de chevaux, un homme de main qui voit l’avenir, une chanteuse pop qui se retrouve contrôlée par la mauvaise personne et un docteur qui fait tout pour sauver l’amour de sa vie.


 



Mais pourquoi ce film n’a-t-il été projeté en France qu’au festival de Cannes en avril 2007? C’est la question que je me poserai toujours jusqu’à ce que ce magnifique film sorte au moins en DVD en France. The Air I Breathe est un exemple type de films qu’on ne verra pas et qui pourtant mériterait largement plus le détour que certains blockbusters sans aucun intérêt. Le seul long-métrage de Jieho Lee est un petit bijou cinématographique. Le scénario est parfait, les acteurs également. Ce film est plein de poésie et de douceur. Mais il est également mélancolique et douloureux. Sans compter les phrases cultes et les passages d’une esthétique parfaite.




La particularité flagrante du film est qu’il met en scène des sentiments comme personnages. Le terme d’allégorie personnifiée prend ici tout son sens. C’est un défi que relève haut la main Jieho Lee avec l’aide de formidables acteurs. Sarah Michelle Gellar dans le rôle de la tristesse est extrêmement convaincante, comme elle le dit elle-même dans certains DVD bonus, elle est beaucoup plus à l’aise devant la caméra lorsqu’il faut pleurer que lorsqu’il faut rire. Brendan Fraser qu’on a plus l’habitude de voir dans les film d’aventures nous livre ici une interprétation désillusionnée du plaisir. Les deux ensembles forment un couple d’une telle tristesse et d’une telle fragilité qu’il n’en devient que plus précieux. Forest Whitaker et Kevin Bacon qui interprètent les deux autres sentiments que sont respectivement le Bonheur et l’Amour sont également d’une grande justesse. Le bonheur atteint à la fin d’une vie et l’amour qui nous suit tout au long d’une vie. Les seconds rôles sont également très bien distribués, entre un Andy Garcia toujours parfait dans le rôle du méchant et un Emile Hirsch pré-Into the Wild qui assurait déjà, on est gâté!!




Concernant l’intrigue, on ne peut pas vraiment en dire grand chose sans dévoiler plus qu’il n’en faut pour apprécier le film pour la première fois. C’est un film qui suit le principe maintenant classique des rencontres multiples fortuites, ce que j’appelle le "comme de par hasard effect". Effet qui en énerve plus d’un mais mis à part cet aspect du scénario, les dialogues, les situations et la photographie du film sont souvent extraordinaires. Il y a des moments jouissifs à foison comme le moment où le Bonheur pense que "Sometimes, being totally fucked, can be a liberating experience" ou la première fois que le Plaisir "ressent" du plaisir oubien l’interview de la Tristesse ou lorsque celle-ci au bord du gouffre se rend sur le toit de l’hôpital accompagnée de quelques notes de piano ou bien encore les différentes explications qu’on donne au surnom du personnage d’Andy Garcia, Fingers. Tout simplement formidable. À voir absolument!!


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