Contagion: Outrageusement simpliste

Contagion de Steven Soderbergh en deux mots: Outrageusement simpliste.

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L’histoire: Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe? Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on « cache la vérité » à la population?

Une nouvelle fois, Steven Soderbergh fait office de passager clandestin avec Contagion. Et que je t’en mets encore plein la vue avec ma ribambelle de stars pour faire oublier l’inexistence de la mise en scène. Ce qui fonctionnait un minimum dans Ocean’s Eleven par la légèreté du sujet passe beaucoup moins avec Contagion qui en devient l’exemple flagrant de ce qu’il ne faut pas faire en terme de mise en scène et de narration tout simplement. Tout est exagéré: les plans, d’une longueur impensable, sur les verres ou sur les poignées des portes sont une torture intellectuelle. À en croire que le public est assez demeuré pour ne pas comprendre comment un virus se transmet… Même chose pour le déroulement de l’intrigue, on nous prend par la main étape par étape, la subtilité n’est vraiment pas le fort du réalisateur. Et ce n’est pas un problème en soi car des bons films sans subtilités il y en a. Notamment, le dernier film de ce même réalisateur: The Informant! qui est tout simplement fun du début à la fin.

La seule chose qui aurait pu être intéressante dans Contagion c’est la fine frontière entre la réalité et la fiction. On pourrait croire au départ que c’est un récit de l’épidémie du H1N1 à l’image des films qui relatent des faits historiques tel que Vol 93 de Paul Greengrass. Et si c’était le cas, cela aurait pu expliquer l’excès d’explication de la part du réalisateur comme tout documentaire « basique » se doit de faire (je ne parle pas des bons documentaires qui se passent facilement d’explications). Cependant, très vite, comme on comprend que c’est une fiction, le film énerve de plus en plus jusqu’à un détachement extrême qui nous empêche clairement d’entrer dans la dimension catastrophique du film.

Les acteurs sont tous bons mais tout est vraiment gâché par la mise en scène. Après avoir réuni cet énorme casting, c’est quand même dommage de ne pas en profiter… Un bon gâchis de la part du réalisateur. Sans parler du plus ridicule du film: la dent de travers ajoutée à Jude Law. Si le film avait été un récit de faits réels, ok. Pourquoi pas si la vraie personne avait un problème de dentition mais là je ne comprend vraiment pas… Un film qui à mon avis sera vite oublier et c’est tant mieux.

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